#0
Bonjour, Je souhaitais écrire à propos d'une expérience traumatisante que j'avais vécu et qui m'a un temps, même peut-être encore aujourd'hui, refroidit sur les relations sexuelles. C'est une expérience dont je n'aime pas parler car la relation devait être BDSM (entre nous, on appellerait pas ça du BDSM mais plutôt un mec en chien qui veut abuser des soumis), et je devais être soumis.
  TW/ Je ne sais pas si je peux qualifier ça d'agression sexuelle, de viol... mais disons donc que c'est une violence sexuelle pour moi. Ne lisez pas si vous êtes sensible (et surtout que vous ne voulez pas) à ces sujets.
  C'était il y a plusieurs années, j'avais très envie d'avoir une relation sexuelle (j'étais aussi en chien du coup) avec une personne. Étant jeune à cette époque, j'avais peu d'opportunités et quand j'en avais, je refusais. Entre celui qui voulait que je me rase les poils, celui qui voulait que je sois comme ça, celui qui veut le faire en extérieur, etc. De manière systématique, je refusais car ça ne me convenait pas.
  Une fois, j'avais très envie d'avoir une relation sexuelle. Je me pose sur mon téléphone et tombe sur un mec. Très vite, trop vite même, il me donne son adresse et je le rejoins. Étant très réfléchi par nature, j'avais voulu dépasser cette limite qui me nuisait tant.
  J'ai voulu faire un plan "NOW" comme on l'appelle dans la communauté gay. Je rejoins le point de rendez-vous. C'est la ville voisine... Et puis, il arrive et il débarque avec sa voiture. Attends, il habite où au final ? Je monte quand même dedans. 🤡 Il me dit qu'il habite à tel endroit, dans une ville éloignée et dont je ne serais pas revenir en transport en commun en cas de problème. A la base, je pensais qu'il habitait la ville voisine. Je lui dis alors : non. Je ne savais pas qu'il habitait aussi loin et en cas de problème, je fais comment ? Il accepte, mais du coup ce sera un plan public. 🤡   Il se met alors à me "dominer" dans sa voiture. On est sur une grande route, impossible de fuir, je me sens pas en sécurité. Il me demande de le sucer dans la voiture. Il bandait meme pas, ou a peine. Il m'insulte, car je suis bien évidemment une salope. L'environnement est très intimidant. 😮‍💨 Je m'exécute. Mais en réalité, je l'ai fait car j'avais peur d'être abandonné en pleine campagne, sur des champs, et que je sache pas rentrer chez moi.
  Il se met alors près des bois, pour que je le suce. Je ne voulais pas. Je ne sais plus si je l'ai sucé à ce moment, mais je me souviens qu'il est parti car il y avait des personnes. Il a donc fait demi-tour (se rapproche donc à nouveau de la ville que je connais) puis se pose à un endroit, où il y avait une cabine de chantier (des toilettes). Il me dit, tu ne pars pas, tu vas dans la cabine de chantiers et je te rejoins. Je descends donc de la voiture puis je pars en courant pour m'échapper car j'avais trop peur. Je rejoins un arrêt de bus, le bus arrive et il m'emmenait chez moi.
  Cette expérience reste pour moi la plus traumatisante vécues au cours de ma vie. Je l'ai vraiment vécu comme un traumatisme, et j'ai mes parts de torts, mais est-ce que cela peut à votre avis répondre à une définition d'agression sexuelle ou de viol ?
Dernière modification le 12/06/2026 15:23:19 par EsclaveRoyal.
Soyez la première personne à aimer.
#1
Ce n'est pas la première fois mais excusez-moi pour la mise en forme qui a sauté en éditant mon message et qui rend vraiment pas le texte agréable. J'ai essayé de la restaurer mais j écris déjà sur téléphone, ce qui n'est pas pratique. 🙏
Soyez la première personne à aimer.
Balthazar Claës
#2
Bonjour  à partir du moment où vous n'avez pas exprimé de consentement éclairé (c'est dire pas sous le coup de la peur, par exemple) pour un acte bucco génital, on peut appeler cela un viol.
1 personne aime(nt) ça.
LauDupond
#3
C'est une formation offerte par la vie pour apprendre à redoubler de prudence dans les relations humaines.
1 personne aime(nt) ça.
#4
Je crois que j'ai été surpris à plus d'un titre, car je m'attendais déjà à rencontrer quelqu'un chez lui (ce qui est très courant dans la communauté gay et ça ne pose pas plus de problème que ça), et au final, ça s'est transformé en un plan extérieur... Il m'a dit ça dans sa voiture, en plein milieu de la route, je n'ai pas vraiment eu le choix à mon goût, je sais que dans d'autres conditions je n'aurais jamais accepté car j'ai toujours refusé les plans extérieurs.
Je pense que c'est un viol, mais je ne peux pas m'empêcher de penser aux nombreux torts que j'ai eu (et j'en ai eu).
Au niveau de la formation : j'aurais pu m'en passer. C'est quand même une expérience, qui s'est terminée par le fait que je me suis échappé en courant de son véhicule. Pendant plusieurs mois, je n'ai pas eu d'activités sexuelles. J'en ai eu par la suite, dont une qui s'est merveilleusement bien passée, mais je pense que j'en garde certaines séquelles, car au final, le sexe n'est pas toujours une partie de plaisir et les limites peuvent être violées.
J'etais jeune, et je suis quelqu'un d'excessivement prudent en temps normal. Mais cette fois, ma libido et la "culture du sexe" m'a fait me remettre en question, ce qui a entraîné un relâchement de ma part et une situation catastrophique.
Dans un sens, j'ai voulu tenter une expérience différente qui ne me correspondait pas (celle du plan sexe direct) et je ne veux pas le tenir pour responsable de ça. Dans un autre, le contexte était intimidant (domination), le fait d'être enfermé dans une voiture, débarquer avec une voiture, etc. Ça s'apparente pour moi à un abus sexuel. J'ai quand même dû me barrer en courant car je ne me sentais pas en sécurité.
Soyez la première personne à aimer.
Balthazar Claës
#5
Une victime ne devrait jamais avoir à se sentir responsable, car elle ne l'est pas 
1 personne aime(nt) ça.